Jeudi 3 septembre 2026, en fin d'après-midi, les douaniers contrôlent un poids lourd sur l'autoroute A7, dans la Drôme, au nord de Tain-l'Hermitage, dans le sens de la montée vers Lyon. Dans le chargement : 347 kilogrammes de cocaïne. L'information, révélée par Le Dauphiné Libéré, a été confirmée à ICI Drôme Ardèche par le procureur de la République de Valence, Laurent de Caigny.
La valeur marchande de la drogue est estimée à environ 19 millions d'euros. Le chauffeur du camion, un homme d'une quarantaine d'années originaire des Pays-Bas, a été placé en garde à vue. Il est présumé innocent.
L'A7 n'est pas un axe choisi au hasard. Cette autoroute relie la vallée du Rhône aux grandes agglomérations du nord, et les brigades douanières y multiplient les contrôles sur les poids lourds immatriculés à l'étranger. Quelques jours plus töt, d'autres prises importantes avaient été réalisées sur les grands axes français, dont 231 kilos de cocaïne dissimulés dans la climatisation d'un camion en Bourgogne.
Ce que ça dit
Le fret routier est devenu à la fois le maillon faible et le passage obligé du narcotrafic européen. Un camion, un chauffeur, une remorque scellée, et des centaines de kilos qui remontent le continent sur des axes que des millions d'automobilistes empruntent chaque semaine. La question revient à chaque saisie : combien de camions passent pour un camion arrêté ? Faut-il davantage de scanners, de chiens et d'agents aux frontières et sur les péages, ou le problème se joue-t-il bien plus haut dans la chaîne, là où se négocient les cargaisons ? Votre avis nous intéresse.
Source : ICI Drôme Ardèche, Lyon Capitale