Positif au THC après un produit légal : le CBD continue de coûter des permis

420 Infos : contrôle routier de nuit, test salivaire sous un gyrophare bleu

Un chauffeur routier de 43 ans sort d'une boutique parisienne, se fait contrôler, et son test salivaire vire au positif au cannabis. L'affaire a été rapportée par l'AFP le 23 juin 2026, et l'avocate citée dans la dépêche évoque une dizaine de dossiers comparables reçus en un mois.

Pourquoi la défense "c'était du CBD légal" ne tient pas

La chambre criminelle de la Cour de cassation a tranché le 21 juin 2023 : l'autorisation de vendre des dérivés du cannabis à faible teneur en THC est sans incidence sur le délit de conduite après usage de stupéfiants. Peu importe l'origine du THC détecté, peu importe la dose, peu importe l'absence d'effet.

Des peines alourdies

  • Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 9 000 euros d'amende depuis la loi du 9 juillet 2025.
  • Jusqu'à 5 ans et 15 000 euros en cas de cumul avec l'alcool.
  • Suspension administrative du permis, avec visite médicale pour le récupérer.

Le problème est analytique : un produit à spectre complet contient par construction du THC résiduel, et les toxicologues rappellent qu'on ne sépare pas facilement les deux molécules sur un prélèvement. Le réflexe utile en cas de dépistage positif reste de demander une analyse sanguine, plus fiable que le test salivaire. Et la règle de prudence n'a pas changé : on ne prend pas le volant après avoir consommé, même du légal.

Sources : jurisprudence Cour de cassation, dépêche AFP du 23 juin 2026.