930 kilos de cocaïne saisis dans les Pyrénées-Orientales, deux gendarmes blessés

930 kilos de cocaïne saisis dans les Pyrénées-Orientales, deux gendarmes blessés

Nouvelle prise spectaculaire dans les Pyrénées-Orientales. Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026, les gendarmes ont intercepté un convoi de trois véhicules arrivant d'Espagne. Répartis dans les trois voitures : près de 930 kilos de cocaïne. L'information a été rendue publique lundi matin par un communiqué du procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier.

Selon le parquet, le conducteur d'une grosse cylindrée a volontairement percuté un véhicule de la gendarmerie, blessant légèrement deux militaires. Une brève poursuite a suivi, avant qu'un dispositif de recherches ne permette d'interpeller l'un des conducteurs, un homme d'une vingtaine d'années originaire de la région parisienne. Il est présumé innocent.

Les premières investigations ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Montpellier, sous la direction du parquet de Perpignan. Elles ont rapidement mis en évidence, selon le procureur, l'existence d'une "association de malfaiteurs de dimension internationale". Compte tenu de cette dimension, le parquet s'est dessaisi du dossier lundi au profit du Parquet national anti-criminalité organisée.

Mais le chiffre qui frappe est ailleurs. Sur la seule semaine écoulée, environ 1 800 kilos de cocaïne ont été saisis dans le département, souligne Jérôme Bourrier. Le 27 août, les douaniers du Perthus avaient déjà intercepté 812 kilos.

Ce qui fait débat

Un département frontalier, 1,8 tonne en sept jours, et des saisies qui se succèdent sans que le flux paraisse se tarir. La question que beaucoup se posent est simple : ces prises massives prouvent-elles que la lutte fonctionne, ou révèlent-elles l'ampleur de ce qui passe malgré tout ? Certains y voient des services d'enquête de plus en plus efficaces, mieux renseignés et mieux coordonnés. D'autres estiment que tant que la demande reste intacte, un convoi intercepté sera remplacé par un autre la semaine suivante, et que le vrai combat se joue ailleurs. Et vous, qu'est-ce que ces 1 800 kilos vous disent de l'état du narcotrafic en France ?

Source : ICI Roussillon