L'ANSM recense 58 cas d'interactions entre le CBD et des médicaments

L'ANSM recense 58 cas d'interactions entre le CBD et des médicaments

C'est une mise en garde officielle, et elle mérite d'être connue en boutique. Dans un communiqué relayé le 11 mars 2025, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle d'abord un point de droit : le CBD, vendu en France sous différentes formes depuis 2015 et consommé pour ses « effets réels ou supposés sur le bien-être des personnes », « n'est pas un médicament ».

Le cœur de l'alerte porte sur les interactions. Selon l'agence, consommer ces produits pendant un traitement peut réduire l'efficacité ou augmenter les effets indésirables d'un grand nombre de médicaments. Les chiffres cités : 58 cas d'interactions recensés par les centres antipoison entre 2017 et 2023, et 4 cas graves identifiés par le réseau de pharmacovigilance en 2021 et 2022, un total que l'agence juge « sans doute fortement sous-évalué ».

Dix-sept familles de médicaments sont concernées, parmi lesquelles les analgésiques, les anticoagulants, les antidiabétiques, les antibiotiques, les antifongiques, les antidépresseurs, les antiépileptiques, les antipsychotiques, les hypnotiques, les benzodiazépines et la méthadone. La recommandation de l'ANSM est simple : « Si vous ressentez des effets indésirables alors que vous prenez du CBD et des médicaments, ou si votre traitement semble agir différemment, contactez votre médecin ou demandez conseil à votre pharmacien. » Une personne sous traitement qui envisage de prendre du CBD est invitée à le signaler à son médecin.

Ce que ça dit

Cette alerte est à la fois une contrainte et un argument pour la filière. Une contrainte, parce qu'elle rappelle qu'un produit de bien-être n'est pas anodin et qu'aucun vendeur n'a vocation à se substituer à un professionnel de santé. Un argument, parce qu'elle plaide pour ce que les commerçants sérieux réclament depuis des années : un étiquetage clair, des taux vérifiables et une information honnête plutôt que des promesses. Comment abordez-vous la question du traitement en cours avec vos clients ? Vos retours nous intéressent.

Source : Le Parisien

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