À 12 ans, il vendait de la cocaïne et du cannabis en pleine rue à Avignon

À 12 ans, il vendait de la cocaïne et du cannabis en pleine rue à Avignon

Mardi 8 septembre 2026, à la mi-journée, la brigade anticriminalité d'Avignon interpelle un garçon rue Louis Valayer, dans le quartier de la Rocade. Il était en train de vendre de la cocaïne et du cannabis à une consommatrice. Il a 12 ans.

Placé en garde à vue, l'enfant a mordu au mollet, jusqu'au sang, l'enquêteur qui venait de l'interroger. Trois autres policiers ont dû intervenir pour le maîtriser et le reconduire en cellule. Le fonctionnaire blessé s'est vu prescrire un jour d'incapacité totale de travail.

L'affaire est désormais entre les mains de la justice des mineurs. Aucun élément sur l'entourage de l'enfant ni sur le réseau qui l'employait n'a été rendu public à ce stade.

Ce qui fait débat

Un enfant de 12 ans qui tient un point de vente en plein jour, ce n'est plus un fait divers isolé, c'est un signal. Les réseaux recrutent de plus en plus bas parce que la responsabilité pénale d'un mineur de moins de 13 ans est quasi nulle en France, et parce qu'un enfant coûte moins cher et parle moins.

Le débat qui suit ce genre d'affaire se joue toujours entre deux lectures. La première dit qu'il faut abaisser le seuil de réponse pénale, sans quoi les trafiquants continueront d'utiliser des enfants comme boucliers juridiques. La seconde répond qu'à 12 ans on est d'abord une victime, que la réponse relève de la protection de l'enfance et de l'école bien plus que du tribunal, et qu'enfermer un collégien ne démantelle aucun réseau.

Les deux camps s'accordent au moins sur un point : personne ne devrait avoir à se poser la question pour un enfant de cet âge. À votre avis, où doit se situer la réponse ?

Source : ICI Vaucluse