D'un côté, les fermetures administratives et le retrait des produits alimentaires au CBD. De l'autre, des rideaux qui se lèvent. En quarante-huit heures, la presse quotidienne régionale a annoncé quatre ouvertures ou développements de boutiques CBD dans quatre départements différents.
À Pontivy, dans le Morbihan, un commerçant en reconversion professionnelle vient d'ouvrir une boutique franchisée. À Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, un magasin de cigarettes électroniques et de CBD s'installe dans le local laissé vacant par un fleuriste. À Obernai, dans le Bas-Rhin, une enseigne en développement ouvre la première boutique CBD de la ville, alors que Molsheim et Barr en comptaient déjà.
À Gien, dans le Loiret, deux frères de 27 et 38 ans tirent le bilan de quatre mois d'activité et annoncent vouloir dépasser les quatre boutiques. Ils disent avoir voulu « casser les a priori » et misent sur la diversité des formats : vaporisation, huiles, parfums, infusions. Le schéma se répète partout : reprise d'un local vide en centre-ville, offre élargie au-delà de la fleur, et un pari sur la clientèle de proximité plutôt que sur le passage.
Le contraste est frappant avec l'actualité réglementaire de la rentrée : treize boutiques fermées six mois en Normandie cet été pour des produits de synthèse vendus comme du CBD, un préfet qui fait retirer des aliments au cannabidiol dans le Pas-de-Calais, des contrôles renforcés depuis mai. Le marché ne recule pas, il se trie.
Ce que ça dit
Deux lectures s'affrontent. Pour les uns, ces ouvertures prouvent qu'une demande stable existe et qu'un commerce sérieux, traçable et transparent sur ses analyses a toute sa place en centre-ville. Pour les autres, la multiplication des enseignes dans des villes moyennes annonce une casse : loyers, concurrence, règles qui changent en cours de route, et des repreneurs qui découvrent le cadre légal après avoir signé le bail. Le CBD est-il en train de devenir un commerce de proximité comme un autre, ou la bulle est-elle en train de se dégonfler ? Votre avis nous intéresse.
Source : La République du Centre
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