L'opération a mobilisé 102 militaires de la gendarmerie nationale et d'importants moyens matériels. Le mardi 8 septembre, sept personnes, six hommes et une femme, ont été interpellées dans le cadre du démantèlement d'un trafic de stupéfiants entre le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine. Plusieurs d'entre elles appartiennent à la même famille. Le parquet de Rennes a détaillé le bilan dans un communiqué.
Les saisies portent sur 6,2 kilos de résine de cannabis, 750 grammes d'herbe, 650 grammes de cocaïne, 36 310 euros en espèces ainsi que des armes à feu dont un revolver. L'enquête n'est pas née d'un flagrant délit mais d'un travail de longue haleine : en novembre 2025, le parquet de Rennes avait confié à la brigade de gendarmerie de Vern-sur-Seiche une enquête préliminaire visant un trafic étendu sur une partie des deux départements, mettant en cause plusieurs membres d'une même famille.
La justice a traité le dossier en deux temps. Trois personnes, identifiées comme assurant les transports de ravitaillement entre les deux départements ou servant de nourrice, ont été jugées dès le vendredi 11 septembre et condamnées à des peines de huit mois à un an d'emprisonnement avec sursis, assorties d'une interdiction de détenir une arme et d'entrer en contact entre elles pendant trois ans. Les quatre autres comparaîtront le 9 novembre devant le tribunal correctionnel de Rennes, trois en détention provisoire et une sous contrôle judiciaire. Elles sont présumées innocentes jusqu'à leur procès.
Ce qui fait débat
Cent deux gendarmes, dix mois d'enquête, et à l'arrivée sept kilos de cannabis et un peu plus de 36 000 euros. Les chevilles ouvrières du réseau repartent avec du sursis, les organisateurs présumés attendent novembre. Ce rapport entre les moyens engagés et le résultat est-il le prix normal d'un démantèlement propre, ou le signe que l'outil judiciaire n'est pas calibré pour ce type de trafic ?
Source : ICI Armorique