Une chaussette sous un drone, trois gardes à vue devant la prison de Nantes

Une chaussette sous un drone, trois gardes à vue devant la prison de Nantes

Dimanche 6 septembre 2026, vers 20 heures, un équipage de police repère une voiture suspecte rue du Tertre, à Nantes, non loin de la prison de Nantes-Carquefou. Une femme tient un drone au bout duquel est suspendue une chaussette. Le véhicule prend la fuite, la patrouille parvient à l'intercepter.

À bord se trouvaient trois femmes de 19, 22 et 23 ans, dont deux déjà connues de la justice. Toutes trois ont été placées en garde à vue au commissariat de Nantes. Elles sont soupçonnées d'avoir tenté de livrer de la drogue par drone à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire. À ce stade de l'enquête, elles sont présumées innocentes.

Le drone et la drogue dissimulée dans la chaussette ont été saisis. Une somme d'argent importante a également été récupérée, selon une source policière citée par ICI Loire Océan.

Le procédé n'a rien d'isolé. La livraison par drone au-dessus des murs d'enceinte s'est installée comme un mode d'approvisionnement à part entière des détenus, au point de revenir régulièrement dans les bilans des unités d'enquête. En février dernier, le tribunal de Nantes avait déjà jugé une affaire de livraisons par drone vers ce même secteur.

Ce qui fait débat

Une chaussette, un drone du commerce et quelques dizaines de mètres d'altitude suffisent à contourner un mur d'enceinte. Le sujet met tout le monde d'accord sur le constat, et personne sur la réponse. Brouilleurs d'ondes, filets, détection radar, peines alourdies pour les pilotes : chaque piste coûte cher et déplace souvent le problème plutôt qu'elle ne le supprime. Faut-il équiper massivement les prisons françaises, ou s'attaquer d'abord à la demande à l'intérieur des murs ? À votre avis, qu'est-ce qui serait réellement efficace ?

Source : ICI Loire Océan