Le préfet fait retirer des aliments au CBD à Arras, ce qui reste autorisé

Le préfet fait retirer des aliments au CBD à Arras, ce qui reste autorisé

La décision est tombée le 31 août 2026. Le préfet du Pas-de-Calais a ordonné la suspension de la mise sur le marché et le retrait de plusieurs produits alimentaires à base de cannabidiol ou de fleurs de chanvre vendus par une société installée à Arras. La mesure fait suite à un contrôle de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui a relevé plusieurs non-conformités : absence d'autorisation pour l'alimentation humaine, mais aussi imprécisions sur la traçabilité et la composition de certains produits.

Dans son communiqué, la préfecture rappelle le cadre européen : aucune autorisation de mise sur le marché n'a été délivrée par la Commission européenne pour le CBD ou les fleurs de chanvre en tant que « nouvel aliment » destiné à la consommation humaine. Ces produits doivent d'abord passer une évaluation de sécurité avant de pouvoir être vendus comme denrées.

Concrètement, seules certaines graines de chanvre et leurs dérivés, comme l'huile, ainsi que les feuilles de chanvre utilisées en infusion aqueuse, sont aujourd'hui autorisées à la consommation. Les confiseries au CBD, elles, ne peuvent pas être commercialisées comme denrées alimentaires. La préfecture indique aussi que les signalements d'intoxications liées à des produits au CBD sont en hausse depuis 2024, et que l'Autorité européenne de sécurité des aliments a confirmé début 2026 le manque de données disponibles sur ces produits. Un renforcement des contrôles a été engagé depuis mai 2026 auprès des vendeurs et des sociétés qui mettent ces produits sur le marché.

Ce que ça dit

Le message envoyé aux boutiques est limpide : la fleur, l'huile de graines et l'infusion de feuilles restent dans les clous, tout ce qui ressemble à un bonbon, un gâteau ou un sirop ne l'est plus. Certains commerçants estiment que la règle sanctionne une filière française pendant que les mêmes produits continuent de circuler en ligne depuis l'étranger. D'autres jugent qu'un cadre clair vaut mieux qu'un flou dont profitent les vendeurs les moins scrupuleux. Un marché encadré se construit-il comme ça, contrôle après contrôle, ou faudrait-il enfin trancher au niveau européen ? Dites-nous.

Source : Nord Littoral

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