Coincé dans une impasse, il fonce sur la BAC puis saute sur les genoux d'un passager

Coincé dans une impasse, il fonce sur la BAC puis saute sur les genoux d'un passager

Dans la nuit du 9 septembre 2026, les policiers de la brigade anticriminalité de Royan, en Charente-Maritime, repèrent un véhicule utilitaire roulant nettement trop vite. Sirènes et gyrophares n'y changent rien : le conducteur accélère, jusqu'à se retrouver coincé dans une impasse.

Selon le récit du commissariat, il fait alors demi-tour et fonce délibérément sur le véhicule de la BAC. La voiture de police est sérieusement endommagée et les fonctionnaires souffrent de douleurs cervicales. Le conducteur tente ensuite de se jeter sur les genoux de l'un de ses deux passagers, manifestement pour faire croire qu'il n'était pas au volant.

Placé en garde à vue, il a été testé positif à l'alcool, au THC et à la cocaïne. Une boulette de résine de cannabis a été retrouvée dans sa poche et il a reconnu ne pas avoir le permis. Il conteste avoir percuté la voiture de police intentionnellement. Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Saintes et reste présumé innocent jusque-là.

Ce qui fait débat

Le réflexe de sauter sur les genoux du passager en dit long. Ce n'est pas de la panique pure : c'est un calcul, même raté, sur la difficulté de prouver qui tenait le volant. Ce genre de dossier alimente la demande récurrente d'alourdir les peines pour refus d'obtempérer, devenu un marqueur politique à chaque fait divers.

L'autre lecture insiste sur l'accumulation : alcool, deux stupéfiants, pas de permis. Ce n'est pas un conducteur qui a fumé la veille, c'est quelqu'un que rien n'arrêtait avant la nuit du 9 septembre. Les contrôles auraient-ils dû l'immobiliser plus tôt, ou aucun dispositif ne peut-il rien contre un conducteur sans permis déjà hors du système ? Et vous, que vous inspire ce dossier ?

Source : ICI La Rochelle