La scène s'est jouée lors d'un contrôle routier de routine mené par les militaires de la communauté de brigades de Plateau-Caillou, à Saint-Paul, à La Réunion. Les gendarmes ont été alertés par une forte odeur de cannabis dans l'habitacle du véhicule et par la présence de plusieurs pochons vides. Ils ont procédé à un dépistage salivaire du conducteur. Le test est revenu négatif.
Les militaires ont malgré tout poursuivi leurs vérifications et ouvert une enquête en flagrance, avec le concours du groupe d'investigations cynophile de Saint-Paul. Les perquisitions ont permis de saisir 210 grammes de têtes de cannabis, 34 pieds de cannabis et le matériel destiné à leur culture, ainsi que 2 270 euros en numéraire. Les investigations auraient également permis d'établir le mode de vente utilisé et d'identifier plusieurs consommateurs.
L'homme mis en cause est convoqué en justice et bénéficie de la présomption d'innocence. L'information a été diffusée le 12 septembre à partir d'éléments communiqués par la gendarmerie.
Ce qui fait débat
Un dépistage salivaire négatif n'a empêché ni le contrôle, ni la perquisition, ni la saisie. C'est le rappel le plus concret possible que le test mesure une chose bien précise, la présence d'une molécule dans la salive à un instant donné, et rien d'autre. Faut-il en conclure que le test salivaire est un mauvais outil, ou qu'on lui a simplement fait porter, dans le débat public, un rôle qu'il n'a jamais eu ?
Source : Zinfos974